5/17/2012

ANALYSE DU MONTAGE (NOTION)

copier via ici: http://www.alinecrombez.com/archives/52


Le montage est l’organisation des plans tournés et leur synthèse dans un ordre et un temps donnés.  C’est une technique spécifique au cinéma.   Il existe une histoire du montage liée  à l’histoire générale du cinéma, cette technique s’étant découverte progressivement par les tentatives des réalisateurs et les compréhensions des spectateurs.

Le montage peut être:
  1. narratif: il fait avancer l’action d’un point de vue dramatique (il peut être linéaire, inversé ou alterné)
  2. rythmique: il crée un rythme qui peut se marquer lors d’une scène ou sur l’entièreté du film (ralenti, accéléré, plans courts ou longs)
  3. expressif: il crée une expression et fait naître une idée non présente directement à l’image (montage parallèle)
Les plans d’un film sont assemblés par des procédés de ponctuation ou raccords:
  • cut (coupe franche) et jump cut
  • ouverture et fermeture en fondu
  • fondu enchaîné
  • filage
  • volet et iris


Courts extraits
-          rythme lent: Le bon, la brute et le truand de Sergio Leone (1966)
-          rythme rapide: Snatch de Guy Ritchie (2000)
-          plan séquence: Les fils de l’homme d’Alfonso Cuarón (2006)
-          montage alterné: L’Inconnu du Nord-Express d’Alfred Hitchcock (1951)
-          montage parallèle: Les temps modernes de Charlie Chaplin (1936)
-          jump cut: A bout de souffle de Jean-Luc Godard (1960)
-          fondu enchaîné: Le jour se lève de Marcel Carné (1939)
-          filage: Citizen Kane d’Orson Welles (1941)
-          volet: La guerre des Etoiles de Georges Lucas (1977)
-          iris: Nosferatu de F.W. Murnau (1922)
-          champ-contre-champ: Les Enchaînés d’Alfred Hitchcock (1946)
-          split-screen: Snatch de Guy Ritchie (2000)
-          ellipse: La Mort aux trousses d’Alfred Hitchcock (1959)

œ  Le voyage dans la lune
-          année: 1902
-          réalisateur: Georges Méliès
-          acteur: Georges Méliès
-          pitch: un groupe d’astronomes tentent d’aller sur la lune

œ  Le cuirassé Potemkine
-          année: 1929
-          réalisateur: Sergueï M. Eisenstein
-          acteurs: Aleksandr Antonov, Vladimir Barsky
-          pitch: la mutinerie des marins du Potemkine s’étend dans un mouvement de révolte populaire.

œ  Guet-Apens (The Gateaway)
-          année: 1972
-          réalisateur: Sam Peckinpah
-          acteurs: Steve McQueen, Ali MacGraw
-          pitch: sorti de prison avec l’aide de sa femme, Doc McCoy recommence bien vite ses méfaits.

http://users.skynet.be/fralica/dispo56/proced/proc82.htm

http://www.cineclubdecaen.com/analyse/montage.htm

1/10/2012

凹!!!!!!!!!!!!

找到我们老师自己编的一本书了!!!!!!!!!!!!!!!
上面的chapitre都一模一样我操!!!!我好鸡冻!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

le cinéma hollywoodien

Le génie du système
À la conquête du monde: Mi-atelier (cest l'étymologie de <studio>), mi-usine (de par son organisation), le cinéma des studios navigue entre cynisme et utopie.
Le studio, lieu et institution:
Jusqu'aux années 50,seules cinq major companies couvrent l'ensemble de la chaîne: Paramount, MGM, 20th Century Fox,Warner Brothers et RKO. Columbia et Universal ne possèdent pas de réseau de salles, et United Artists distribue les films de producteurs indépendants. Au fil des ans, chacun de ces studios se forge une image liée à ses moyens et aux grandes lignes esthétiques dictées par ses patrons et chefs de production.
Les majors aujourd'hui, Warner,Disney,Universal,Sony,Fox et Paramount, siègent et opèrent toujours à Los Angeles, comme de nombreuses chaînes de télévision et de producteurs indépendants.
Mais plusieurs facteurs ont contribué à démanteler le < génie du système>: en 1948, le gouvernement gagne sa bataille juridique contre les majors, accusées de pratique monopolistique et contraintes à se séparer de leurs réseaux de salles. La concurrence pour l'accès aux écrans affaiblit les studios, qui ne peuvent plus pratiquer le block booking qui imposait aux salles les films parlots et permettait d'écouler des productions de moindre valeur. Le fonctionnement à plein régime de l'intégration verticale s'en trouve sérieusement ébranlé à la fin des années 50. De plus, la télévision envahit les foyers, le nombre de postes triplant de 1951 à 1956 pour concerner 90% des ménages américains en 1959. En 1957,58% des films distribués par les huit principaux studios sont produits par des sociétés indépendantes. A partir du milieu des années 60, les majors, périodiquement rachetées par des groupes financiers, deviennent de vaste conglomérats non exclusivement centrés sur le cinéma. Dans le système d'aujourd'hui,appelé package-unit system, les producteurs indépendants signent un deal avec un studio qui fournit une part du financement ainsi que les lieux où tourner.L'âge classique des studios produisant en masse des <film maison> est mort. Mais des blockbusters actuels à l'essor des séries télévisées, son empreinte organisationnelle, professionnelle et esthétique perdure.

un forme hollywoodien?
la fiction classique se soucie de son public jusqu'à lui livrer systématiquement un happy end après le climax émotionnel ou comique. Le plans, entités techniques, s'articulent selon des raccords qui suivent la direction des regards et la continuité des mouvements et respectent la règle des 180 degrés.
(voix off)
flash back, marque de fabrique du film noir des années 40, complexifie la chronologie classique. Pourtant, il repose sur certain nombre de conventions: introduit par un flou ou un fondu enchaîné quand il n'est pas signalé par un changement de musique ou une voix off ( la Dame de Shanghai, Orson Welles, 1948), il est le plus souvent justifié par la remémoration d'un personnage. Psychologiquement motivé, il ne rompt donc nullement l'horizon d'attente du récit linéaire. Même la radicalisation kaléidoscopique du flash back dans Citizen Kane, qui multiplie les sources énonciatives et met en doute la véracité des souvenirs, ne bouleverse guère l'ordre du récit.
La musique hollywoodienne s'est énormément nourrie des vague d'immigration européennes.